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Mosquée du Prophète à Médine ( Que la Paix et la bénédiction De Dieu soit sur lui)
Chamelier dans le désert
Minaret d'Agadir construit par Idris I en 789
Palmier Dattier
Mosquée à Tlemcen (Algérie)
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Les Idrissides dans le Maghreb Arabe L'histoire
des Idrissides (VIII - X siècle)dans le Maghreb commence essentiellement
par cette noble famille dont le père fondateur Idris premier est venu au
Maroc, ralliant à sa cause de nombreuses tribus Berbères qui le
proclameront Roi du Maroc. Avant son arrivée, deux vagues de conquérants
arabes étaient parvenues en Afrique du Nord, dès la fin du VII siècle,
l'une dirigée par Oqba Ibn Nafi, le fondateur de Kairouan (670), l'autre
par Moussa Ibn Nuçair, tous deux considérés comme les précurseurs de
l'introduction de l'Islam dans cette région, peuplée jusque là de
païens et de quelques îlots de communautés juives et chrétiennes. Idris
premier descendant d'Ali, gendre du prophète, a connu d'abord de
grandes inquiétudes à la cour de Bagdad où il était recherché comme
opposant aux Abbassides (les descendants d’El Abbas oncle du prophète),
devenus à leur tour les nouveaux maîtres du monde musulman. Après
s'être réfugié en Égypte, Idris se dirige vers le Maroc en passant par
Tanger et Tlemcen , avant de s'installer définitivement à Walilah
(volubilis) ville adossée au massif de Zerhoun, sur les bords de l’oued
Khoumane. Idris était toujours sous la protection du chef de la tribu des
Aourebas, Abou Layla Ishaq ben Abdelhamid. Accompagné
de son frère de lait Rached Ben Morched El Koreichi, il trouve un Maroc
en proie à des luttes tribales axées sur les interprétations du Coran,
avec au premier plan le mouvement Kharidjite particulièrement actif.
Très vite il fut reconnu comme descendant du Prophète Muhammad , il fut
proclamé Imam, six mois après son arrivée, il prêche l'orthodoxie
sunnite et rallie autour de lui la majorité des tribus du pays. De
Walilah, il dirige des expéditions dans tout le pays, assoit son
autorité et augmente sa puissance. Celle-ci inquiète les Abbassides qui
craignent une action de sa part dans l'avenir. C'est ainsi que Haroun
al-Rachid, nouveau Calife Abbasside décide de le supprimer et lui
envoie pour cela un messager, Souleyman Ben Djaber-en-Nabdi-el-Zindi,
supposé être un émissaire de soutien et d'amitié. Celui-ci séjourne
le temps nécessaire à Walilah pour capter sa confiance et parvient à
l'empoisonner en 793 grâce à une
fiole de musc contenant du poison. En
789/90, Idris Ier entreprit la conquête de Tlemcen-Agadir
ou il posa les fondations du Masjid El Attiq (la grande mosquée d’Agadir).
C’est la première mosquée construite dans le Maghreb central. Idris
Ier y fit édifier un minbar (chair) sur lequel on inscrivit son nom. C’est
seulement à cette époque que Soleiman Ibn Abdallah El Kamel émigra d’Orient
pour venir retrouver son frère Idriss Ier à Tlemcen. Ce dernier l’installa
dans la région et le nomma émir de cette Tlemcen. Soleiman Ibn Abdallah
El Kamel est quant à lui à l’origine des Chorfas d’Ain El Hout
(village dans les environs de Tlemcen ) et de Bedjaia (Bougie). Il
séjourna et mourut à Tlemcen. Quant à Idris Ier il retourna s’installer
comme nous l’avons dit plus haut à Wallilah (Volubilis). Bien
accueilli, usant de son autorité religieuse, habile à nouer des
relations avec les tribus Berbères , il étend son autorité sur une
grande partie du Maroc . Mais,
trois ans plus tard, en 793 (Ch), Idriss Ier fut traîtreusement
empoisonné sur ordre du Khalife Haroun Rachid à Bagdad, comme nous l’avons
décrit plus haut. Son agresseur fut rattrapé par son frère de lait
Rached à la ville d’El Hira qui se nomme actuellement Oujda
( racine arabe Wajada signifiant trouver). Quelques
mois après la mort d'Idriss Premier, son épouse Kenza, originaire de la
tribu Aoureba, donne naissance à un garçon surnommé Idris
Ethani ou Idris II. L'éducation du jeune prince est confiée au
fidèle affranchi de de son défunt père, Rachid, qui le fait proclamer
Sultan du Maroc en 804, à l'âge de 11 ans. Au fil des années, sa
sagesse et son sens politique s'affirment, le nombre de ses fidèles
s'accroît, la capacité et la puissance de son armée se développent. Ne
pouvant agrandir la ville de Walilah (située sur une crête à l'accès
difficile) et voulant se doter d'une capitale, il décide de chercher un
lieu remplissant des conditions économiques et stratégiques les plus
adéquates. A titre d’information historique, rappelons qu’en
1437(Ch) il y eut une découverte miraculeuse ; celle du corps du
Chérif Moulay Idris II retrouvé intact et
reconnu par toutes les autorités ainsi que par le chef de la famille
Idrisside, le chérif Djouti El Imrani. Cet événement a eu lieu dans le
sanctuaire lui-même, près de la mosquée des chorfas de Fès. Cette
découverte rehaussa le prestige de la famille Idrisside pendant la
période des troubles sociaux, religieux et politiques qu’a connu le
Maroc dans la deuxième moitié du XVe siècle sous les Bani-Ouattas. La
zaouïa de
Moulay
Idris II
est
un lieu sacrée à Fès elle a été
construite au IXe siècle puis renouveler 1437. Par une petite plaque de
cuivre percée d'un trou à travers lequel les fidèles touchent la
sépulture recouverte d'une keswa brodée. Le sanctuaire est interdit aux
non-musulmans. "O
Dieu, tu sais que je n’ai pas construit cette ville par recherche de
brio , ou par vanité,
ou par désir de renommée et
d’orgueil. Cependant je voudrais que tu sois adoré , que ton livre
saint y soit récité et ta loi
appliquée tant que durera le monde. O Dieu, guide vers le bien
ceux qui y habitent et aide les à l’accomplir, cache à leurs yeux le
glaive de l’anarchie et de la dissidence…" Idris IINous
savons que Abdellah El Kamel Ibn Hassen El Mouthanna, Ibn Hassen Essebt,
Ibn Ali et Lalla Fatima Zohra , laissa en postérité sept
fils :Mohammed Ennefs Ezakia, Moussa, Ibrahim, Aissa, Idris, Yahia,
et Soleiman. De plus, Idris , Soleiman, et Aissa avaient la même
mère : Attika el Mekhzoumia ; tandis que Moussa, Mohammed
Ennefs Ezakia et Ibrahim avaient eux aussi une même mère : Hind
bent Abi Obeida Ibn El Djarrah Essahabi (compagnon du Prophète Mohammed
)Rappelons que Abdallah El Kamel était
la personnalité les plus en vue pour accéder au Khalifat Abbasside. Il
représentait la famille des Alides, cousins des Abbassides. Ces derniers
ayant détrôné les Omeyyades en 750 (Ch) pour venger les Hachémites
tués par les tenants de l’ancien régime, étaient devenus à leur tour
ennemi des Alides et les combattaient partout. C’est ce qui explique les
luttes fratricides et la fuite des vaincus à travers le monde islamique. Nous tenons à mentionner qu’a Ain El Houts existe aussi le tombeau de Sidi Muhammad Ben Ali descendant en ligne direct, à la cinquième génération, de Sidi Abd Allah Ben Mansour Ce Saint homme vivait vers 1700 (Ch), sa mort se situe aux environs de 1755-56. C’était un savant, il était considéré comme un des principaux Eulamas de son temps. Son mausolée se trouve près de Sidi Abdallah Ben Mansour sur la colline de Ain El Houts. (Tlemcen). Ainsi,
le deuxième khalife Abbasside Djaafar El Mansour fit arrêter en 762 (Ch)
Abdallah El Kamel et les enfants de Hassen El Mouthenna, les transféra de
Médine à Koufa ou il les fit exécuter après mille humiliations. Les
Alides étaient alors en pleine révolte contre le régime arbitraire et
abject du khalife. Ainsi Mohammed Ennefs Ezzakia surnommé le Mahdi se
souleva avec un groupe de partisans dans le Hedjaz, passa à l’action,
mais fut tué à son tour le 06/12/762 (Ch). Son
frère Ibrahim, révolté à Bassora ( Iraq), connut lui aussi le même
sort, un mois plutôt, le 6 novembre 762 (Ch). Mohammed
Ennefs Ezakia avait une réputation de Sainteté qui lui valut le surnom
de Nefs Ezakia, c’est à dire l’âme pure. Il était l’auteur d’un
ouvrage théologique El Kittab Essayar.
Par
ailleurs nous avons vu que les « chérif » Idriss I et
Soleiman, tous deux fils d’Abdallah El Kamel avaient bel et bien
résidé dans cette contrée. Ils ont donc dirigé le Maghreb El Aksa à
Wallilah d’un coté et Le Maghreb El Aousat à Tlemcen de l’autre..
Ils seraient donc les ancêtres de Ahl Ain El Hout et Ahl Bedjaya en l’occurrence
Sidi Abdallah Ben Mansour et sa descendance, cela d’une façon logique
et historique. La présence de ces Chorfas remonte donc au VIIIe (8e)
siècle en Afrique du Nord. Pour certains biographes dont les sources d’information
sont occultes, Sidi Abdallah BenMansour aurait pour ancêtre Mohammed Ennefs
Ezakia, frère d’Idriss premier et de Soleiman. Abdallah
El Kamel d’après Ibn Ishak et de Ali Ben Ferhoun laissa six enfants
dans la presqu'île de Sous et à Zerhoun ou est enterré Sidi Moulay
Idriss I. Le
troisième de ses enfants était Muhammad Soleiman dont le tombeau est à
Ain El Hout (Tlemcen) par lesquels la noblesse s’est répandue en
Algérie ; Tlemcen et Bedjaya en
particulier Il existerai une autre branche de Chorfas dans la région de
Khenchela (Est de l'Algérie) les Ouled Moussa Ben ElKacem. Les Ahl Ain El Hout ont pour ancêtres Abdallah, Ben Mohammad, Ben Ahmed, Ben Ali, Ben Daoud, Ben Mohammad, Ben Ahmed, Ben Ali, Ben Idriss II , Ben IdrissI, Ben Ahmed Ben Soleiman, Ben Abdallah El Kamel, Ben Hassen El Muthanna, Ben El Hassen Es- Sebt, Ben Fatima fille de Rasul Allah . ( Que la Paix et la bénédiction De Dieu soit sur lui) |